Un défenseur de la liberté d’expression

Accueilli dans le cadre du dispositif « Renvoyé Spécial », mis en place par le CLEMI et la Maison des Journalistes à Paris, Alareny Baillo Bah a accepté d’être au centre d’une table ronde sur la « Liberté d’expression », jeudi 19 février 2015, la veille de son intervention au lycée Xavier Marmier de Pontarlier.

Ouverte au public et accueillant des journalistes de la presse locale, cette rencontre a été organisée par le CLEMI de l’Académie de Besançon et l’agence de l’Est Républicain de Pontarlier. Une trentaine de personnes étaient présentes à la Brasserie Saint Pierre.

Alareny Bah entouré de Didier Fohr de l’Est Républicain et de Marie Adam-Normand du CLEMI

 

Alareny Baillo Bah, journaliste à la Radio-Télévision Guinéenne, a d’abord livré son douloureux témoignage. Passé à tabac par des militaires pour avoir dénoncé des faits déplaisant au gouvernement guinéen, qui le considère comme un « journaliste indélicat », il a été contraint à fuir son pays. Cet ardent défenseur de la liberté d’expression, « de confession musulmane » précise-t-il, a été l’un des premiers à se rendre, le dimanche 11 janvier, place de la République à Paris.

Les échanges ont ensuite porté sur le fonctionnement des médias, les actions menées par le CLEMI pour former à l’éducation aux médias d’information et à l’usage d’internet, pour développer l’esprit critique, la réflexion des élèves. Ont été mises en avant également les difficultés, rencontrées par certains enseignants, à défendre la liberté d’expression, à expliquer les lois qui fondent notre démocratie surtout depuis l’apparition des réseaux sociaux où tout semble permis.

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Survenant peu de temps après l’attentat commis à Copenhague, cette table ronde a bénéficié de moyens de protection accrus. Pourtant notre pays est considéré comme « un exemple dans la défense de la liberté d’expression par les étudiants en journalisme guinéens »…

M.Christine Loureiro

Référente CLEMI à Pontarlier